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Le temps passe. Les hommes aussi, d’autres les remplacent pérennisant les curiosités
administratives. Un jour de match au Parc des Princes, j’assurais sous l’autorité d’un jeune commissaire Bref, on ne pouvait être pris au dépourvu. Mon jeune chef semblait très inquiet et nerveux, aussi, prévoyant un désaccord
probable en cas d’intervention, j’avais informé mon effectif de se tenir prêt, à savoir
: sortir des cars casqués, munis des boucliers, des matraques, pas de grenades et surtout
les consignes d’interventions groupées. D’ailleurs les infos de la radio d’Etat-Major concernant la situation à l’intérieur du Parc ne nous laissaient plus aucun doute sur notre départ imminent. Ma compagnie n’attendait plus que le feu vert, lorsque j’entends mon jeune
chef, s’adressant directement à mes hommes, donner l’ordre de retirer les casques.
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Bien nous en prit. Notre entrée fut saluée par une pluie d’objets pendant que
mon patron s’évertuait à ajuster son casque tant bien que mal. Heureusement pour
lui, ce fut moi qui reçus un demi strapontin métallique sur la tête. Arrêté net dans ma
course, je restai un instant étourdi, soutenu par mon chef, tout penaud, qui se confondait
en amabilités tardives. Pourquoi cette attitude ? Notre direction craignait tant les critiques de la presse aux lendemains des
manifestations que les ordres allaient jusqu’à interdire toute exhibition d’armement
de maintien de l’ordre, avec, toutefois, l’obligation d’en être porteur, ou au moins
muni. A tel point que les pantalons de nos uniformes étaient équipés d’une poche
“secrète” pour cacher la matraque en caoutchouc (la gomme à effacer le sourire, dans
le jargon pro). et on pouvait voir, à cette époque de police pas encore tout à fait nationalisée,
le gardien de la paix de la PP patrouillant dans Paris au côté de son collègue
des CRS, l’un arborant ostensiblement sa gomme accrochée à son ceinturon, l’autre
la planquant dans sa poche spéciale ! En conclusion de ce petit incident, j’ai tout de même reçu quelques temps plus
tard, une lettre d’excuse de l’ambassadeur de Grande-Bretagne. Le “fair-play” britannique |
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